Archive pour Visites à la ferme

Deux jours à la ferme (par Cécile)

« Lundi 26 et mardi 27 mars, je suis allée jouer à la fermière. Je me suis donc levée lundi à une heure indécente, d’autant qu’on nous avait volé une heure la nuit précédente. Je n’ai pas pu résister à prendre une douche pour tenter de me réveiller. Ce fut vain, et ça m’a mise en retard. Mais je sais maintenant qu’il me faut moins de 10 minutes pour aller à la gare du Nord, en courant tout de même un peu. Après avoir zigouillé un ou deux gars qui lambinaient aux machines à acheter les billets, cherché désespérément la voie 21 à deux minutes du départ, j’ai réussi à sauter dans un train où j’ai pu prolonger ma nuit pendant une petite heure.

A l’arrivée Loïc notre maraîcher préféré m’attend ainsi qu’un soleil radieux. Un petit tour en voiture pour dire bonjour aux vaches-bison (trop belles) et aux jolies fermes des alentours, et nous arrivons à la maison histoire de boire un coup de kawa et attendre Charlotte. Le père de Loïc est déjà là, en plein travail.
C’est pas tout ça, mais même si l’arrivée de Charlotte est un prétexte pour se servir une nouvelle rasade, on n’est pas là – que – pour rigoler ! Direction les champs où notre mission à Charlotte et à moi est de cueillir les poireaux. Beurk, c’est la gadoue de partout mais on s’en fiche il fait trop beau et on a déjà enlevé nos manteaux.

J’essaye donc de déterrer les poireaux sans me casser le dos. C’est marrant, ça vient tout seul ! Ensuite, on s’asseoit pour couper les cheveux des poireaux et les mettre en tas. On papote, nous ? Tu parles ! Avec tout le bruit que Loïc fait dans son tracteur à côté, on s’entend pas ! Et voilà qu’on a ramassé quelques cagettes de poireaux, qu’on transporte ensuite en brouette à la ferme. On en profite pour aller voi les trois chatons qui viennent de naître… Eh oui, il y a plein de chats à la ferme ! Pause-déjeûner.

On reprend la mission poireau. Charlotte et moi on s’installe sur deux tabourets, au soleil, pour préparer les poireaux : enlever la première épaisseur, couper les fanes (paraît que je les ai coupées court). Nous buvons régulièrement de l’eau car on peut friser l’ensuquade. MMhh cette bonne odeur de poireau qui se répand autour de nous… La mission suivante consiste à laver les poireaux, et enfin à les peser et les ranger par cagette de 6kg… qui serviront à la prochaine distribution ! Mine que rien, tout ça nous a occupé l’après-midi, et on est allées ramasser encore de nouveaux poireaux dans les champs pour demain. D’ailleurs du côté des champs, Loïc a planté le tracteur, peut-être qu’il donnera de jolis motoculteurs à la belle saison. Les filles de Loïc sont revenues de l’école, Léa nous a même aidées à ramasser des poireaux. On part faire un tour en voiture, sous prétexte d’une réunion au collège d’Héléna. Loïc commence par nous emmener chez son pote apiculteur et lui achète des essaims et cherche des plans pour des ruches à pas cher. Oui, on aura bientôt du MIEL ! Puis on enchaîne avec le pote fermier qui a plein de vaches, moutons, chèvres, cochons. Cet été il y aura d’ailleurs une session méchoui à la ferme, avec un mouton du pote ou un pote du mouton… C’est pas tout ça, mais faut bien retourner à la maison pour manger et surtout dormir, parce que j’en peux plus ! Loïc n’a pas pu s’empêcher de ramener de l’hydromel, mais celui-là est un peu trop… miel ; m’enfin, ça ne nous empêche pas de faire le tour des légumes qu’il est possible de semer, la liste est longue ! Elle sera bientôt diffusée afin que chacun-e indique ses préférences.

Léa m’a prêté sa chambre, j’ai trop bien dormi ! Les filles sont quasiment parties à l’école quand j’arrive à m’extirper du lit. Il fait encore un temps magnifique. Quand Charlotte arrive, on se remet à notre mission poireau, pour finir de préparer les derniers qu’on a cueillis hier après-midi. Il faut aussi remplir le camion avec les provisions de tou-te-s les AMAPotes, compter les cagettes, les entasser artistiquement et leur intimer de ne pas bouger pendant le voyage. Pfouillou, c’est lourd ! En allant faire coucou aux chatons, on s’aperçoit qu’ils ne sont plus sous les couvertures dans la grange et qu’il y en a un qui est mort…

Hey, on est à la bourre, on mange en quatrième vitesse, et nous voilà parti-e-s pour alimenter les AMAPotes de la capitale. Moi le camion, ça m’endort, surtout quand il fait chaud. Je me réveille quand on a déjà passé le périph. On commence à 15h par la distribution Place du Marché Saint-Honoré puis à 17h on remballe et direction le Marais pour notre plus beau local – hum hum… Et voilà que la distribution peut commencer, d’une manière un peu spéciale aujourd’hui puisque j’ai vu l’envers du décor.

Merci pour ces deux jours, l’accueil a été inoubliable et je me suis bien amusée ! Et je ne mange plus mes poireaux de la même façon… »

Laisser un commentaire »

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.